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 hey space cadet (Yancy) - 4 juillet 2017

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Benjamin Riggs

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○ Job : Conducteur de bus / photographe nature & urbain. Non il fait plus les mariages c'est emmerdant.
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MessageSujet: hey space cadet (Yancy) - 4 juillet 2017   Sam 25 Nov - 16:44


Hello hello hello hello
I’m so excited to finally be here
Hello hello hello hello
I got a little drunk before I came here

« Vas-y sans moi, je te rejoins ! » crie maman depuis la salle de bain. C'est stupide mais Benjamin n'a pas envie de la laisser toute seule, pas aujourd'hui. Même le fait qu'elle soit enfermée dans la salle de bain le dérange. Elle pourrait glisser, se fracasser le crâne contre le lavabo, et s'il n'est pas là pour l'entendre qui la sauvera ? La petite maison est assez isolée. Trop isolée. C'est ce qu'il n'a pas arrêté de répéter à Rayen. Ça, et le fait qu'il aurait aimé pouvoir passer le 4 juillet avec elle à New York mais qu'il ne pouvait pas se le permettre, vraiment pas. Il a refusé de lui expliquer pourquoi et c'est pour ça qu'il se sont quittés sur une dispute. Encore. Rayen s'entend plutôt bien avec sa mère, ce avec quoi Rayen ne s'entend pas très bien c'est le fait que Benjamin s'inquiète trop pour sa mère, ou qu'il en fait un prétexte pour s'éloigner de New York — et d'elle par la même occasion. Si elle savait qu'il s'inquiète à cause de la prédiction d'une prétendue médium, elle lui rirait au nez avec tellement de mépris qu'il ne pourrait jamais la pardonner, surtout parce qu'il se trouve lui-même déjà assez ridicule comme ça et qu'il n'a pas besoin que Rayen aussi lui renvoie cette image de lui.

Il fait les cent pas dans la maison, ses boots résonnant sur le plancher du porche jusqu'au couloir à l'étage. Devant la porte de la salle de bain, il lui demande encore si elle sera bientôt prête, mais Ada insiste : « Vas-y sans moi, Minnie. Rate pas le début, je veux des photos ! » Il fait des gros yeux à la porte verrouillée, derrière laquelle il entend les clapotis du bain dans lequel Ada s'éternise. « T'as pas intérêt à glisser. T'as pas intérêt à... » Mourir ? Si tu meurs j'te tue ? « Appelle-moi dès que t'es sortie, j'viendrai à ta rencontre. ! » Il l'entend ricaner derrière la porte, sa gamine de mère. « My oh my. Je pensais que t'y croyais pas, Minnie. ! » Il claque la langue et tourne les talons.

Non, il n'y croit pas, il n'y a jamais cru. Dix minutes plus tard, il est en route pour le centre-ville. Ça ne l'intéresse pas, les feux d'artifice, le caractère patriotique de la chose ne le séduit pas particulièrement, mais il se sent plus détendu une fois loin de la maison. C'est comme si la menace qui l'a écrasé toute la journée pesait seulement au-dessus de la maison, bornée aux limites du terrain. Tout à coup, une fois dehors, son inquiétude lui paraît tellement risible qu'il se demande pourquoi il n'est pas à New York, finalement. Il garde quand même la main dans la poche, crispée sur son téléphone portable pour être certain de ne pas rater l'appel que sa mère ne lui a pas promis. On sait jamais, fait la petite voix irrationnelle qui parasite toujours un coin de son esprit. Détendu, on a dit. Il se rend compte qu'il triture nerveusement la sangle de la sacoche de son reflex et se force à s'arrêter. Il faut qu'il boive un coup.

Il a atteint les rues fréquentées du centre ville et se demande s'il a vraiment envie de pousser jusqu'à la foule rassemblée façon sardines pour assister aux feux d'artifice. Il doit bien pouvoir trouver un coin surélevé d'où il verrait mieux. Un coin tranquille surtout. En observant les alentours, son regard se pose sur la tête blonde de Yancy Saunders. Comme il est du genre avenant, sociable, à l'aise en société etc., il le regarde fixement en se balançant vaguement d'un pied sur l'autre, hésitant à aller le saluer. C'est même pas sûr que Yancy se souvienne de lui, la dernière fois qu'ils ont bu ensemble c'était au printemps et ils ont beaucoup bu.

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Yancy Saunders

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MessageSujet: Re: hey space cadet (Yancy) - 4 juillet 2017   Sam 2 Déc - 12:41

Cy n’oublie jamais un visage. Il les grave soigneusement dans son esprit, les ancre, se les approprie. C’est facile de prendre l’aspect d’un visage connu lorsqu’on se fait passer pour quelqu’un d’autre, plus facile que de partir de rien, plus facile que de construire de nulle part. Yancy n’oublie jamais un sourire, un tic de langage, un trait de personnalité quand il le croise, parce qu’il les archive, les compile, les transforme et les régurgite, comme un sculpteur qui manipulerait de la pâte d’être humain pour créer un nouvel être. Saunders n’oublie jamais une tête, surtout pas quand elle appartient à quelqu’un avec qui il a passé une bonne soirée. C’est plus facile à gérer, les bons souvenirs, même pollués par l’alcool, plus facile parce que les visages se collent à plein de choses qu’on a pas de scrupule à se rappeler, le froid de la bière et la musique qui passait derrière, le sourire sur la gueule du type et la discussion qui l’a fait mourir de rire.

Lorsqu’il croise ses yeux dans la foule du quatre juillet, il sait. Il se souvient de la pointe de son menton et de la façon dont il se balance sur lui-même, une somme de petites habitudes qu’il replace et qu’il remet. Lorsqu’il croise ses yeux dans la foule du quatre juillet, il sourit parce qu’il se rend compte qu’il le regarde lui aussi. Ça clique, comme la dernière fois qu’ils ont été boire un verre, parce que c’est comme ça qu’on se fait des amis, sans doute, parce que les choses cliquent et tombent en place et que Yancy est déjà en train de se frayer un chemin dans la foule pour atterrir à côté de lui, un sourire à faire tourner la tête à la lune sur la gueule et une bouteille de bière planquée dans un sac en papier à la main.

« Hey, je suis en train de ne pas fêter mon anniversaire, ça te tente de te joindre à moi ? » À lui et à toute la population de ce bled, en vérité, parce que tout le monde est là pour contempler les feux d’artifices et qu’il n’est particulier que parce qu’il a été expulsé du ventre maternelle au moment où tout pétait. D’un geste nonchalant, il tend la bouteille à Benjamin, après avoir avalé une gorgée. Il a les yeux qui valsent, Cy, entre la bouteille et Benjamin, entre ses mains et ses yeux, alors qu’il hausse une épaule, beaucoup trop de malice dans les yeux. « Qu’est-ce que tu viens faire dans ce trou perdu pour le quatre juillet ? »

Il lui parle comme s’ils se connaissaient parce que c’est plus simple, comme s’ils s’étaient côtoyés plus qu’autour d’un verre, comme s’ils avaient partagé qu’une soirée. C’est plus facile, comme ça, plus facile d’ignorer la bizarrerie des retrouvailles et le malaise qui s’installe quand on revoit quelqu’un après un très long moment. Il n’a pas le temps pour la bizarrerie, Yancy, parce qu’il est composé à 80 % de ça, de la bizarrerie et de la flotte, de la chair quelque part sans doute et puis du vent, il a pas besoin de rajouter de la gêne au mélange, surtout pas quand il retrouve quelqu’un qui n’a devant lui qu’une soirée à la fois.

« Je comptais bouger pour aller boire un vrai verre et pas de la bière tiède, si ça te branche. » Il sourit de plus belle, pousse un peu, il aimerait bien qu’il dise oui, il est fatigué de passer ses anniversaires seuls, fatigué de pas se sentir normal, fatigué d’être différent. « Je crois me souvenir que je te dois deux trois verres, ce serait le moment. »

Parce qu’il est pas sûr qu’il y en aura d’autres, de moment.
La plupart des gens vont et viennent mais peu s’attardent ici.

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Benjamin Riggs

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MessageSujet: Re: hey space cadet (Yancy) - 4 juillet 2017   Lun 4 Déc - 16:13



Benjamin n'est pas du genre loquace, pourtant il avait parlé des heures avec Yancy. C'était l'une de ces rencontres d'un genre rare pour Benjamin, une rencontre qui marque, une soirée passée à refaire le monde, le sentiment que ça pourrait être le début d'une belle amitié, de quelque chose de spécial. Comme c'est le cas quasiment à chaque fois, finalement la routine a repris ses droits et ils en sont restés là, mais Benjamin en a gardé le souvenir dans un coin de sa mémoire et depuis ça entretient comme une note d'espoir en lui. Pas nécessairement de le revoir lui en particulier, tant que ça veut dire qu'il existe sur terre des gens capables de lui donner l'impression d'être à sa place, tant que ça veut dire qu'il n'a pas encore rencontré le monde entier — majoritairement décevant, jusque-là — et que tout n'est pas perdu. Il lui avait fait penser à tout ça, Yancy, même bien après cette soirée. Il avait dû repartir assez tôt le lendemain, prendre soin de sa gueule de bois dans le train, mais si sa tête était lourde il avait le cœur léger à l'idée d'avoir rencontré quelqu'un d'autre que Rayen qui pouvait lui délier la langue et les zygomatiques. Autre que Rayen et le rhum, même si le rhum avait été de la partie, il faut bien l'admettre.

C'est pour cette raison qu'il ne peut pas s'empêcher de sourire un peu gauchement en voyant Yancy avancer vers lui comme si c'était la chose la plus naturelle du monde, l'air aussi ravi que si c'était exactement ce qu'il avait désiré sans le savoir. Ce n'est pas souvent que Benjamin inspire une telle sympathie. C'est également pour cette raison  qu'il décide que Yancy est quelqu'un de dangereux. Toujours méfiant, le Riggs, toujours à l'affût de l'anguille sous roche et tout ça cache forcément quelque chose, que Yancy lui-même en ait conscience ou non. Benjamin se méfie autant des autres que de lui-même. Et des événements, du foutu destin auquel il refuse pourtant de croire — il n'est pas à un paradoxe près —, du hasard, de la malchance, mais surtout de lui-même, de sa tête, de son cœur, de ses sens, de son corps, de son estomac qui chatouille quand il pose les yeux sur le sourire solaire de Yancy. Dangereux.

« Ouais, OK. » En temps normal il se serait contenté du OK donc on ne peut même pas l'accuser d'être laconique. « Joyeux anniversaire, » ajoute-t-il en acceptant la bouteille. Il boit une première gorgée par politesse, parce que c'est vrai qu'elle est tiède, et puis une autre parce qu'il boit trop et que pas grand-chose ne l'arrête. « J'voulais pas laisser ma mère toute seule aujourd'hui. » Ça semble relativement ordinaire à Benjamin qu'un fils unique tienne compagnie à sa mère à certaines dates clés de l'année. Thanksgiving, son anniversaire, Noël, alors pourquoi pas la fête nationale aussi ? Inutile de préciser qu'aujourd'hui est aussi le jour où elle est supposée mourir. Il boit une nouvelle gorgée de cette bière un peu trop à l'anglaise et considère l'offre de Yancy. Il pense à sa mère qui lui a demandé de prendre des photos, il pense à sa mère qui a préféré rester à infuser dans son bain comme l'un de ses sachets de tisane alors qu'il est venu de New York pour être avec elle, et il hausse les épaules. « Ouais, j'veux bien. » Il ne va quand même pas cracher sur l'occasion. Le quatre juillet, ça revient tous les ans. Les gens avec qui Benjamin s'entend bien et qui lui offrent des verres par là-dessus, c'est vraiment une rareté. « J'devrai peut-être te laisser à un moment, » ou inviter sa mère à son anniversaire, au choix, si elle daigne se pointer. Il lui rend la bouteille, vérifie qu'il n'a raté aucun appel et se met en route pour le bar où ils avaient bu la dernière fois, machinalement. « C'est souvent que tu fêtes pas ton anniversaire avec des quasi inconnus ? T'as pas d'amis ? » Et ce n'est même pas dit sur le ton de la blague.

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Yancy Saunders

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MessageSujet: Re: hey space cadet (Yancy) - 4 juillet 2017   Lun 4 Déc - 16:41

C’est facile, de parler à Benjamin, facile comme s’il retrouvait quelqu’un de connu, facile comme s’il reprenait une conversation qu’ils avaient eu la veille et pas plusieurs mois auparavant. C’est facile et si Yancy se moquait de la raison auparavant, il comprend pourquoi au moment même où sa mère chancelle au bord de la conversation. Il a envie de lui dire qu’il comprend, il a envie de lui mettre un coup d’épaule, il a envie de sourire parce qu’il sait qu’il peut dire ce qu’il veut, que ça ne changera rien, parce que ça n’a rien changé pour lui, des années auparavant, que ça ne change toujours rien pour lui maintenant alors qu’il a eu le temps de lécher ses plaies et de panser ses blessures, alors que ça fait dix ans que sa mère est morte et qu’il refuse de fêter son anniversaire proprement pour ne pas effacer son souvenir, pour ne pas la remplacer. Il ne dit rien. Il ne dit rien parce que dans le fond il ne sait pas, parce que la situation n’est pas la même, parce qu’il y a quelque chose de sûr et d’hésitant dans la voix de Benjamin et qu’il n’a pas envie de le pousser d’un côté ou de l’autre par un mot déplacé.

« Joyeux tu es la première personne à me le souhaiter aujourd’hui. » lance-t-il joyeusement en réponse à son souhait de bon anniversaire et il l’attrape par le coude pour l’entraîner à sa suite, un sourire en coin sur les lèvres. C’est pas que y a personne qui voudrait lui souhaiter, il pense, alors qu’il fait tourner et retourner leur conversation dans sa tête. Il a des amis, il a des potes, il a des connaissances, un paquet de gens qu’il pourrait inviter pour faire la fête. Il a un demi-frère, même, un truc incroyable, même s’il est pas sûr que Kell sache quand il est né, pas sûr non plus que ça l’intéresse des masses. Personne lui souhaite parce que tout le monde sait qu’il le fête pas, personne lui souhaite parce que ça fait dix ans et que l’habitude a collé comme un chewing-gum sur les semelles des années. Ça lui importe pas, la plupart du temps. Il a pas l’énergie d’expliquer que peut-être qu’il aimerait recommencer à le fêter, mais pas comme avant, parce qu’il a pas tourné la page, parce qu’il peut pas oublier tout à fait. « T’inquiète pas, si tu as besoin de filer, je te garderais pas prisonnier. Je te regarderais peut-être d’un air de chien battu jusqu’à ce que tu me proposes de me joindre à vous mais, tu sais. » Il hausse un sourcil en direction de Benjamin, retient à grand peine le clin d’œil qu’il crève de lui lancer. « Tu peux toujours dire non. »

Il sait très bien qu’il tangue entre différent niveau de sens, il sait très bien qu’il chavire, qu’il chancelle, qu’il est peut-être déjà un peu joyeux. C’est pas une mauvaise chose, il le sait, et il pousse la porte du bar, salue d’un geste de la tête le barman lorsqu’il demande deux pintes et se laisse échouer sur une banquette, les bras tendus au-dessus de la tête dans l’espoir de faire craquer son dos qu’il sent un peu trop tendu à son goût. Il sait pas ce qu’il fait. Il sait pas trop ce qu’il branle, vraiment, mais il sait qu’il est en terrain connu et inconnu tout à la fois et qu’il a pas le moindre début d’idée de comment gérer ça. Peut-être qu’il a juste pas envie de le gérer en fait. Peut-être qu’il a pas besoin de le gérer, en fait. Peut-être que c’est mieux de laisser aller les choses, parce que c’est comme ça que les choses se font, parce qu’il a pas besoin de passer sa vie à tout calculer.

« C’est New-York, la grande ville où tu vis, toi, c’est ça ? » Il comprend pas trop l’attrait de ces grandes cités où tu connais pas ton voisin, Cy, mais c’est peut-être parce qu’il a jamais eu l’occasion de rêver à un ailleurs, parce qu’ailleurs c’était la galère, parce qu’ailleurs c’était trop loin. Il a voyagé, pourtant, mais il peut se poser qu’ici, parce que y avait sa mère, avant, parce que y a Kell, maintenant, parce que la vie est mal foutue. « J’y suis allé y a deux semaines, vous avez des aéroports incroyables. »

Parce qu’il a pas pu voir autre chose, en réalité, mais il a une étincelle de moquerie au fond du regard.

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MessageSujet: Re: hey space cadet (Yancy) - 4 juillet 2017   

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