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 i found the devil, i found him in a lover.

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Solal Waxham
crazy, but a damn fine piece of ass.
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MessageSujet: i found the devil, i found him in a lover.   Dim 12 Nov - 22:56


kell + solal
Reaching your limit
Say you're reaching your limit
Going over your limit
But I know you can't quit it
Something about me
Got you hooked on my body
Take you over and under and twisted up like origami

@selena gomez, fetish.

Il était sorti sans but, Solal, un samedi soir, alors que Lula partait dans un monologue qui n'intéressait et ne faisait du sens que pour elle. Il avait enfilé sa veste en cuir usé par-dessus un simple tee-shirt et s'était laissé grelotter dans les rues de Carningsby, en regardant la brume tomber sur le bitume défoncé, voile de gaze ouatée fendue par-ci par-là par les phares hasardeux d'une voiture ou d'un pick-up. Appuyé contre un lampadaire diffusant une lumière pâle, Solal s'était réchauffé d'une cigarette en observant le silence. Derrière les quelques maisons du voisinage se dessinaient les bois, sombres, agités d'un vol de corbeaux.  Pour s'occuper, il avait compté les poubelles, puis les fissures dans le béton, puis le nombre de respirations qu'il pouvait caler entre deux passages de véhicules, listes sans buts précis ni véritable utilité. Juste des listes, pour faire passer le temps, pour combler le vide intersidéral qui se logeait entre ses deux oreilles. Puis un pick-up était passé, avec dans son coffre ouvert les dépouilles de deux biches et d'un cerf – la saison de la chasse avait ouvert, il y a quelques semaines. Leurs yeux vides avaient fixé Solal, comme s'ils lui reprochaient quelque chose. L'odeur du sang avait plané, encore chaude, un peu écœurante, à peine atténuée par la fraîcheur de la nuit. Solal avait suivi le pick-up des yeux, l'avait regardé tourné dans la rue et disparaître vers une destination inconnue mais qu'il visualisait parfaitement : maison avec jardin, famille de rednecks, la cuisine carrelée et vieillie appartenant à un autre temps. Réalité ? Fantasme nourri de ses visionnages de séries et de films qu'il ne faisait que consommer sans jamais prendre le temps d'y réfléchir ? Il avait écrasé son mégot d'un coup de ranger, celles qui montaient et retroussaient son jean étroit, et avait pris l'avertissement silencieux des bêtes mortes au sérieux. Ce soir, il irait vivre un peu.
C'est comme ça qu'il s'était retrouvé là, sous la serre du Galaxy, qui voyait son flot habituel de gamins esseulés, jeunes divorcé(e)s et autre faune nocturne de Carningsby et d'ailleurs. Il avait bu un mystic raven, puis deux, puis trois, et balançait son grand corps de gauche à droite, se fichant de heurter d'autres corps, grands et petits et beaux et laids. La musique lui explosait les tympans, décrochait sa cage thoracique à force de vibrer à l'intérieur et il se laissait porter par le flot, la chaleur moite, l'odeur de transpiration, d'alcool et de parfums saturés. Il ne se sentait ni bien ni mal ; il ne se sentait pas tout court, trop imbibé pour avoir prise sur quoi que ce soit. Des mains curieuses se glissèrent sur ses hanches et il rouvrit les yeux (quand les avait-il fermés?) pour découvrir une fille aux boucles brunes, les cernes creusées, les yeux clairs. Il l'avait déjà vue, il en était certain ; impossible de se souvenir, cependant, de son nom, de la trace qu'elle avait laissée sur lui. Elle colla son corps contre le sien et il retrouva les sensations familières qui caressèrent son épiderme surchauffé. Accueillant le contact, il enlaça la jeune femme et commença à danser avec elle, hanches contre hanches, ne cachant rien de ses intentions ultérieures et elle répondant à l'identique, sans mot dire. Avec le temps, Solal avait appris à se passer de finitions inutiles et allait directement à l'essentiel. Un automatisme bienvenu quand il n'avait pas envie de faire semblant, pas envie de feindre un sourire quand il avait juste envie de se perdre contre un corps accueillant et familier. Lentement, il glissa ses lèvres dans le cou de l'inconnue – pas vraiment, non, plutôt une oubliée – et goûta sa peau là où elle était fine, presque translucide, parcourue de veines pulsantes. Il prit son temps, apprécia la douceur de la peau, laissa son propre corps se gonfler d'un lent et douloureux désir et quand il releva les yeux, c'est là qu'il le vit. Kell, cheveux longs, débraillé, pas foutu d'être à sa place au beau milieu de la foule. Si leurs regards venaient de se croiser ou si Kell l'observait depuis plus longtemps, Solal n'aurait pas su le dire mais il savait parfaitement ce qui se passait dans la tête de son camarade. Il ne put réprimer un vague sourire narquois et sans lâcher Townsend des yeux, continua son exploration du corps de la jeune femme, laissant glisser une main dans le bas du dos de l'oubliée tandis qu'il lui tirait légèrement les cheveux pour mieux l'embrasser. Mais entre ses mains, elle n'était qu'un instrument. Le but de Solal avait changé et il ne le lâchait pas des yeux, poussant jusqu'à la limite. Passe ou casse. Et connaissant Kell, il avait comme l'impression de savoir  quel chemin il allait suivre.

_________________

You, you got so much potential, every moment spent with you I bet was always eventful. I've never seen your type of species, give me heebiejeebies.



Dernière édition par Solal Waxham le Lun 13 Nov - 20:30, édité 1 fois
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Kell Townsend
sympathy for the devil.
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MessageSujet: Re: i found the devil, i found him in a lover.   Lun 13 Nov - 20:01

Toujours le même rêve, piégé dans une boucle infinie. Les images indélébiles se répétaient et tiraillaient ses songes quand il fermait les yeux. Il revoyait l’enfant accoudé à la table, et son ombre dans son dos, effrayante et rassurante à la fois. Ses traits étaient opaques, invisibles, et lui fixait l’animal à moitié mort aux yeux vitreux. Mélange de noir et de rouge en fusion qui lui rappelait la couleur de la lave, chaude et inquiétante. La main autoritaire du paternel vint prendre la sienne pour la poser sur le manche gelé du couteau, où il l’obligea à refermer sa poigne. ‘Fait le’ L’entendait-il murmurer dans le creux de son oreille, d’un ton pâteux où l’alcool avait pris le relais des années auparavant. Kell était resté stoïque, face au lapin qui gesticulait faiblement ; ses doigts touchèrent la fourrure tiède, il était désolé. Mais ce n’était pas ce que le monstre souhaitait qu’il ressente. La consigne se fit plus insistante et menaçante, tandis que les larmes perlaient dans le coin de ses paupières. Il ne voulait pas le faire, oh non, il ne voulait pas… La lame s’abattit d’un coup tranchant sur la pauvre créature, parcourue d’un dernier soubresaut. Des gouttes de sang s’écrasèrent sur son visage, alors qu’il toisait la victime qui avait désormais une toute autre allure… ce n’était plus un conil qu’il voyait mais son propre reflet.

Il se réveilla en sursaut, l’épiderme brulant et transpirant, un gout de rouille trop familier dans la bouche. Il cracha pour s’en défaire, et se redressa sur ses coudes. Combien de temps s’était-il assoupi ? Son cœur implosa dans sa cage thoracique, et il se mit à tousser bruyamment, comme pour chasser les fragments persistants de son cauchemar qui s’accrochaient à son âme. Des feuilles mortes glissèrent dans ses cheveux blonds emmêlés : il était seul en pleine forêt et ne se souvenait plus comment il était arrivé ici. Ca n’avait rien d’insolite d’ailleurs, régulièrement lorsqu’il arrivait à s’assoupir quelque part, plus tard, ses pas le menaient ailleurs, guidés par sa conscience en pleine ébullition. Un souci - qui n’en était pas vraiment un en réalité – qui s’était manifesté pendant l’adolescence. On avait bien tenté de lui filer des cachets pour masquer la chose, mais il ne les avait jamais pris, refusant d’être esclave de ces drogues éphémères. Et la seule fois où il avait tenté d’en avaler un pour endormir la créature tapie dans le creux de son estomac, il avait manqué de peu d’étrangler une fille de passage dans son lit. Exit donc les médicaments, mieux valait qu’il ne musela pas cet autre lui, en permanence aux aguets. Le crachin typique de Carningsby mit un terme définitif à sa sieste, en s’infiltrant dans ses vêtements crasseux couverts de terre. Le garçon se leva, et scruta d’un œil morne les alentours, un nuage de buée s’échappant de ses lèvres charnues. Il resserra sa veste en jean sur ses épaules musclées, et tâtonna dans sa poche pour récupérer son téléphone. A l’exception d’un appel raté de Yancy, il n’avait manqué à personne, et visiblement pas à celui qui occupait presque l’essentiel de ses pensées. La date sur l’écran le fit chavirer ; son anniversaire approchait, et avec ça, l’attente du coup de fil en provenance direct du centre carcéral. Loin mais néanmoins si proche. Tout sauf serein à ce sujet-là, il craignait sans arrêt de le voir débarquer à l’improviste à la maison pour (dans le meilleur des cas) lui coller une bonne raclée. Kell frissonna et joua un instant avec une cigarette, qu’il alluma en scrutant d’un air fasciné la flamme qui étouffait dans l’atmosphère gelée de l’automne. Puis il se mit en marche pour regagner le centre-ville, où les réverbères clignotaient de façon erratique sous les croassements sévères des corbeaux. Fichus volatiles qui le suivaient à la trace en dardant leurs pupilles noires sur sa silhouette trainante. À croire qu’ils savaient des secrets inaccessibles enfouis dans un coin de sa mémoire. Il grommela une prière silencieuse à leur attention, et continua d’arpenter les rues, à la recherche de son demi-frère. Il avait besoin d’argent pour se racheter des clopes, et un manteau neuf pour supporter le froid à venir. Au loin, une voiture au brouhaha indistinct traça sa route, et, attiré par le vacarme de celle-ci, il décida de la tourner à sa suite. Il ne lui fallut pas longtemps pour tomber devant le Galaxy, tout en néons colorés et foule compacte venu fumer à l’extérieur. Peut-être que son ainé était là-dedans – il était aussi dragueur que lui était insaisissable – et à défaut il pourrait trouver de quoi se mettre sous la dent (littéralement) pour la soirée. Il rentra dedans, submergé par des odeurs abjectes mêlant transpiration, nicotine, alcool, et hormones. Sans prendre garde aux regards de ceux qui l’avaient reconnu - et s’écartaient -, il fonça directement vers le bar pour commande une boisson quelconque à l’aide d’un billet froissé dérobé la veille. On lui présenta aussitôt un verre au contenu étrange qu’il descendit d’une traite pour revenir vers la piste ; où une fille – aux envies aisément devinables -, s’accrocha à lui dans la  pénombre intime ponctuée d’éclats multicolores des spots. Ce n’était pas ce qu’il avait prévu, mais Yancy n’était visiblement pas dans les parages, il avait bien quelques minutes pour s’amuser avant d’aller se quereller avec son pseudo tuteur. Il agrippa les épaules de l’effrontée pour la tirer contre lui et l’observa méticuleusement. Vieux réflexe qu’il avait hérité de toutes ces heures à apprendre comment repérer une proie facile, et où blesser le cas échéant pour faire le moins de dégât. Des bleus sur les avants bras, et une veine proéminente dans la nuque. Trop blanche. Elle n’était pas belle, pas vraiment en tout cas, un peu forte pour son âge, trop maquillée, des dents de traviole et clairement pas ce qu’il aimait. Il s’en contenterait cependant. ‘Ne jamais sous-estimer la facilité’, lui avait-il soufflé un jour de chasse, où il avait cru avoir touché un cerf à la patte cassée. Le cervidé s’était finalement enfui dans un tourbillon d’humus et de branches cassées. Il resserra son emprise sur elle, et remonta ses mains pour l’empoigner au cou – il en venait sans cesse à cette zone-là, si fragile, si frémissante, si vulnérable – pour l’embrasser. Glacial et sans émotions, vide de tout. Puis il s’abandonna aux notes de la sono, et fit bouger son bassin en mouvement sur le sien, l’enveloppant de toute sa hauteur. Son sourire niais l’agaçait profondément – elle ignorait clairement ce dans quoi elle s’était fourrée, car ses désirs étaient tout sauf conventionnels. Il profita d’un court moment d’accalmie pour sonder la masse à nouveau, et c’est là qu’il tomba sur LUI. Seulement une poignée de mètres les séparait, et déjà, ses muscles se mirent à trembler d’excitation. Solal ne l’avait pas encore aperçu, perdu dans les plis de la gamine peu farouche qui le tenait par les hanches. Voir ces deux corps entremêlés dans une position guère équivoque eut l’effet d’une décharge électrique. Sa cavalière le tira de sa torpeur passagère en laissant échapper un petit cri de douleur, à cause de ses doigts enfoncés dans sa chair tendre. Il ne s’excusa pas et elle s’extirpa parmi les danseurs en frottant son cou rougi. Mais il ne la voyait plus, elle était un lointain souvenir sur le coin de sa rétine. Solal monopolisait désormais tous ses sens. Et lorsque celui-ci pris enfin conscience de sa présence, ses poings se serrèrent furieusement. Il le fixa glisser sa bouche sur la nuque de l’inconnue, sans cesser de l’observer… De la provocation à l’état pur. Kell trépigna sur place, incapable d’abandonner ce spectacle qui venait chatouiller des choses qu’il redoutait d’apprivoiser. Immanquablement, il céda, trop prompt à écouter son instinct. D’un pas rapide il fendit la marée humaine pour se camper devant le couple d’une nuit, ou plutôt devant son amant. « Va te chercher un truc à boire. » Cria-t-il pour couvrir la chanson assourdissante à l’égard de la fille – qui s’était arrêtée de gigoter-  en prenant un soin tout particulier de ne pas lui accorder une once d’amabilité. Elle les scruta tour à tour, et s’éclipsa, les abandonnant à leur triste sort. « C’était quoi ça ? Ta copine ? » La bête ronronna dans son ventre, ravie à l’idée de sortir ses griffes, et de se défouler un peu. Ca et puis, le reste. Surtout le reste, il rêvait de le punir pour avoir osé le défier. « Ca fait une semaine. » Lâcha-t-il en guise d’avertissement que seul lui était à même de comprendre. Et il avait trouvé le temps long. Ce qui avait été par le passé, qu’une relation – un grand mot - en pointillé, avait vu la fréquence augmenter ces dernières années. Il le tira brutalement par les pans de sa chemise, se fichant royalement de ce que les rares curieux avaient à redire sur ces gosses desquels émanait une tension palpable. « Et ça, c’est à moi. » Sa main descendit comme une flèche dans un bruissement de tissus à peine perceptible, pour effleurer l’entrejambe de son camarade. Une lueur de convoitise brilla dans ses saphirs, et les battements de son cœur repartirent à un rythme effréné. Il exultait, comme braise dans la cendre.

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- did you hear about the midnight rambler the one that shut the kitchen door, he don't give a hoot of warning wrapped up in a black cat cloak he don't go in the light of the morning; he splits the time the cock'rel crows, talkin' about the midnight gambler, the one you never seen before. | @ the rolling stones.
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